La réalité : L’industrie papetière a fait des efforts considérables depuis 20 ans en la matière !
Les gens pensent à tort que la fabrication du papier est vorace sur le plan énergétique. Cela était peut-être vrai il y a 20 ans, mais ne correspond plus du tout à la réalité aujourd’hui…
On estime qu’il faut en moyenne 500 kilowattheures (kWh) d’électricité pour produire 200 kg de papier, soit le volume moyen de papier consommé par personne chaque année. À titre de comparaison :
- un poste de travail bureautique avec ses périphériques consomme chaque année autant d’électricité que 5 réfrigérateurs, soit plus de 800 kWh,
- une fontaine à eau réfrigérée consomme annuellement environ 500 kWh, une machine à café sur pieds 1000 kWh, et un distributeur de boissons 3000 kWh.
L’industrie européenne de la pâte et du papier s’est engagée depuis plusieurs années en faveur des énergies renouvelables, dont les conséquences sont neutres pour l’effet de serre.
À retenir :
- En remplaçant 55% d’énergie fossile par de la biomasse végétale, l’industrie papetière a réduit ses émissions de CO2 de 50% ! C’est le pourcentage le plus élevé de tous les secteurs industriels d’Europe.
(Source AFDPE)
La réalité : le papier est l’un des produits à la fois renouvelables, recyclables, non toxiques et biodégradables !
Pour chaque arbre coupé dans une forêt gérée de manière durable, trois arbres sur quatre sont replantés. Pendant la croissance des jeunes arbres, ils absorbent le CO2 dans l’atmosphère. Par ailleurs, en sa qualité de produit fait avec du bois, le papier continue encore de conserver le carbone tout au long de son cycle de vie.
Il en existe une trentaine actuellement sur le marché, mais les deux principales certifications les plus reconnues et utilisées sont les labels PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification Schemes) et FSC (Forest Stewardship Council).
- FSC : Organisation créée au Canada en 1993. Associative, indépendante, internationale, non gouvernementale et à but non lucratif, elle a été fondée sous l’impulsion des associations de protection de l’environnement, telles que Greenpeace, WWF, Les Amis de la Terre… La certification FSC signifie que le bois provient de forêts bien gérées. Elle respecte scrupuleusement un cahier des charges avec dix critères obligatoires, qui couvrent à la fois des aspects économiques, sociaux et environnementaux (ex : les replantations, la diversité biologique, l’exploitation écologique, ou encore les droits des travailleurs).
- PEFC : Programme européen de certification des forêts, créé en 1999 à l’initiative des propriétaires et des exploitants forestiers. La certification PEFC signifie également que le bois provient de forêts gérées durablement, comme l’exigent les critères d’Helsinki, qui définissent une gestion des forêts économiquement fiable, appropriée sur le plan environnemental et bénéfique sur le plan social. La marque PEFC ne peut être utilisée sur les produits que si le pourcentage de fibres certifiées est supérieur ou égal à 70%.
(Source AFDPE)