Archive for » novembre 17th, 2009«

Idée reçue n°6 : Le papier est un gisement de déchets.

La réalité : L’industrie papetière est la première industrie du recyclage en France !

En effet, les bois utilisés par notre Industrie proviennent, pour partie des chutes de scieries et, pour l’autre partie, des bois d’éclaircies nécessaires à la croissance de la forêt. Ces bois représentent 40% des matières premières fibreuses destinées à la fabrication de la pâte à papier, les 60% restants résultent de la récupération des papiers et cartons qui sont recyclés, faisant de l’industrie papetière la première industrie du recyclage en France.

Aujourd’hui, le taux de recyclage moyen dans les pays européens dépasse les 64%, ce qui représente plus de 50 millions de tonnes de papiers usés collectés chaque année. Les fibres de papier peuvent être recyclées jusqu’à six fois, et le recyclage constitue certainement le meilleur moyen d’éviter l’accumulation des déchets papier dans les décharges.

Renouvelable, recyclable, biodégradable, le papier a donc des références de premier plan en matière environnementale ! Pour autant, il va de soi qu’une utilisation responsable du papier et un comportement éco-citoyen concernant le recyclage doivent aller de pair dans notre consommation régulière de papier.

À retenir :

  • Les fibres de papier peuvent être recyclées jusqu’à six fois
  • En recyclant 60% des papiers et cartons usagés pour en faire une nouvelle ressource, l’industrie papetière française contribue à la gestion des déchets et au développement durable de notre société
  • Depuis 2001, on constate en Europe une hausse moyenne de 60% du total des déchets papiers et cartons collectés pour le recyclage
  • Le papier représente les 2/3 de toutes les matières récupérées pour le recyclage, soit bien plus que le verre, le métal et le plastique mis ensemble!

(Source AFDPE)

Idée reçue n°5 : Le papier recyclé est mieux pour l’environnement que le papier vierge !

La réalité : Le plus « vertueux » n’est pas toujours celui qu’on croit !

D’après une enquête, 70% des répondants estiment que le papier recyclé est mieux pour l’environnement que le papier vierge. Mais la vérité est souvent plus complexe que les préjugés.

Alors que le papier recyclé réduit effectivement le volume des déchets papier qui finissent dans une décharge, il convient également de prendre en compte l’ensemble du cycle de vie du papier, et pas seulement la source de la fibre cellulosique. Les usines modernes de papier produisant du papier avec de la fibre vierge, dont la source d’énergie est nucléaire, hydraulique ou bio-fuelled, peuvent très bien avoir une empreinte carbone plus faible qu’une usine de papier recyclé, alimentée par des énergies fossiles. Il est important de rappeler que la fibre vierge est toujours nécessaire pour fabriquer du papier recyclé. Pour toutes ces raisons, il est très difficile de comparer directement l’impact environnemental du papier recyclé et du papier de fibre vierge.

Ces deux types de papier peuvent donc chacun se prévaloir de solides qualités environnementales. Les forêts font partie d’un cycle qui contribue à « exfiltrer » le CO2 de l’atmosphère. Cela commence par les arbres, s’étend ensuite au bois puis aux produits en papier, lesquels continuent de séquestrer le carbone, ce qui permet in fine de lutter contre l’effet de serre et le changement climatique ! Le fait que le papier soit un matériau recyclable et renouvelable signifie que son cycle de vie peut être prolongé, ce qui lui confère la vertu supplémentaire de réduire encore davantage les déchets !

« L’industrie papetière compte huit représentants dans la liste officielle des Nations-Unies concernant les 100 compagnies les plus engagées en matière de développement durable, soit plus qu’aucune industrie ».

À retenir :

  • La moitié de l’énergie utilisée pour faire du papier en Europe provient d’énergie renouvelables
  • Très souvent, l’eau utilisée pour fabriquer du papier est plus propre quand elle sort de l’usine que quand elle y rentre

(Source AFDPE)

Idée reçue n°4 : Le papier a une empreinte carbone importante

La réalité : Son empreinte carbone est dans la moyenne basse des autres activités industrielles !

Les entreprises et les organisations, par leurs activités, ont un impact réel sur le réchauffement climatique. L’empreinte carbone permet de quantifier cet impact en identifiant l’ensemble des gaz à effet de serre générés par ces activités. Six gaz principaux sont à l’origine du réchauffement climatique et sont traduits dans l’empreinte carbone par leur équivalent en tonnes de CO2. Produire 200 kg de papier, soit la moyenne de ce que nous utilisons par an, crée entre 130 et 250 kg de CO2, selon la source d’énergie utilisée. C’est par exemple l’équivalent en CO2 produit par le trajet d’une voiture familiale standard sur une distance de 960 km.

La mesure précise de l’empreinte carbone du cycle du papier dépend en grande partie de la manière dont le papier est fabriqué et des sources d’énergie utilisées pendant le process de fabrication. Le nucléaire, l’hydraulique, la géothermie, utilisés à grande échelle par certains pays producteurs de papiers, sont des énergies faibles en carbone, tandis que les énergies fossiles sont plus gourmandes en la matière.

« Une forêt gérée durablement peut être relativement neutre en carbone si l’abattage est compensé par la replantation ».

Concrètement, une personne qui lit les informations sur Internet pendant 30 minutes par jour dégage un potentiel de réchauffement global équivalent à 35 kg par an, contre 28 kg pour un journal papier.

(Source AFDPE)